Un blogue sans gras trans et faible en glucides

Non mais! Toutes ces sympathiques entreprises en alimentation ont le vent dans les voiles côté étiquetage. Il est clair que leurs employés marketing font preuve d'élans de créativité sans précédent, tout en se foutant un peu de notre gueule, bien entendu!

La mayonnaise classique, traditionnellement et depuis toujours très grasse, est maintenant étiquetée: "Faible en glucides!"
Le ketchup, traditionnellement et depuis toujours très sucré, est maintenant étiqueté: "Sans gras!"

Des aliments aux extrêmes (très gras ou très sucré) se retrouvent maintenant avec de beaux attributs santé. D'autres aliments, quant à eux, se retrouvent tout simplement avec des étiquettes frôlant le ridicule: Du pain sans sucre et gras ajoutés! Wow! N'oublions pas que la recette du pain est simple: farine, eau, levure, sel.

À quand les pommes sans gras trans ou le beurre faible en glucides? Come on!
6.10.05 15:35


Croquettes et bordel

Mon petit frère, lorsqu'il était à l'école primaire, était on ne peut plus difficile du côté de l'alimentation. Exaspérés, mes parents ont tout essayé, mais en vain: le petit garçon refusait obstinément d'avaler plusieurs aliments, allant parfois jusqu'à lever le nez sur de bons repas complets. Les deux soeurs aînées mangeaient pourtant très varié. Qu'arrivait-il avec ce petit dernier récalcitrant?

Puis, ma mère, changea totalement d'approche. Elle demanda au petit de lui dire ce qui lui ferait le plus plaisir de manger. L'époque où on le forçait à avaler tous ces satanés aliments était enfin révolue! Joie! Mon petit frère n'avait qu'à choisir le repas ultime et c'est ce qu'on lui préparerait, midi et soir, à jamais. La réponse ne se fit pas attendre bien longtemps: Des croquettes de poulets!

Alors, croquettes ce sera, de répondre ma mère dans sa grande sagesse.

La semaine débuta dans la bonne humeur. Matin: céréales. Midi: croquettes. Soir: croquettes. Et le tout recommençait le lendemain, tel un fabuleux ballet de panure et de poulet. À la garderie, il y avait quantité de jaloux. Chanceux! Encore des croquettes! Mon frère était heureux. Puis, au fil des jours, il perdit un peu d'enthousiasme envers ces pépites panées. Ce n'était rien. Tout juste un petit blues de la croquette. C'était tout de même mieux que de manger ces infames brocolis ou ces pâtes un peu trop sophistiquées.

Vous voyez sans doute venir la suite. La fin de semaine fut longue et dure. Le mardi suivant, mon frère ne termina pas sa ration de croquettes au repas du soir. Il a même été malade. Dès le lendemain, mon frère recommençait à consommer les mêmes repas que le reste de la petite famille. Avec un appétit qu'on ne lui avait jamais connu.

Maintenant adulte, mon frère fait son propre pain, mange des câpres et est doté d'une grande curiosité culinaire. Il s'est fait servir sa propre médecine et il est maintenant guéri de son mal. Dans son congélateur, aucun carton glacé contenant du poulet pané. Vous pouvez me croire.

Bon, et le bordel du titre de ce texte, il vient où? J'y arrive.

Depuis aussi loin que je me souvienne, j'ai vécu dans le chaos. Bordélique invétérée, je ne voyais même pas le désordre. Il était invisible à mes yeux. Je savais exactement où marcher sur le sol chargé de ma chambre. Ah! ce sol poreux et mystérieux où parfois une éclaircie de lattes de bois laissait deviner le plancher qui s'y cachait! J'ai dû fournir à mes parents un mon lot d'exaspération, moi aussi!

Je vis hors du nid familial depuis maintenant 5 ans. Mes colocs passés ont dû être exaspérés joyeusement aussi. Ce n'était même pas pour ma part une question de tolérer le bordel ambiant. Il était là, faisait partie de moi et j'y étais heureuse. Sans blague!

Vous ne voyez sans doute pas venir la suite. Il y a deux ans, j'ai commencé à habiter avec un jeune homme qui semblait être mon égal, dans sa capacité incroyable à créer et à vivre heureux dans le chaos. Il me surpassait même en réputation. Wow. Je croyais naïvement que la vie serait bonne pour nous. Nous allions créer une ode au chaos, dans ce monde assoiffé d'ordre et et de règles. Rien de moins. La réalité fut tout autre:

Là où je poussais l'audace jusqu'à laisser un bol vide traîner dans le salon quelques jours, il le faisait, mais en y laissant de généreux restes.

Là où je poussais l'audace jusqu'à nettoyer la salle de bain une fois par trimestre, il poussait plus loin en ne la nettoyant jamais (ou peut-être sur un plan quinquennal. Il me faudra attendre 2008 pour le savoir).

Là où je poussais l'audace en laissant traîner mes instruments de cuisine et chaudrons jusqu'au soir avant de les empiler à côté de l'évier, il décorait le comptoir d'est en ouest en passant par le micro-onde (au sud) et laissait croûter allègrement.

Bientôt, j'ai commencé à me ramasser dans les aires communes, question de survie. Je n'avais plus le choix. À ce rythme, le chaos nous avalerait tous les deux. Il fallait le combattre. Plus je nettoyais, plus je ramassais, plus je me rendais compte que ce jeune homme ne le remarquait même pas, continuant son ode au chaos.

Aujourd'hui, la dompe, ce n'est plus mon truc. C'est comme si j'avais eu ma cure de croquettes. J'ai aimé les croquettes. Beaucoup. Maintenant que j'ai eu une dose massive de cette panure, je ne veux plus voir la queue d'une croquette. Écoeurement total. C'est fini.

Ce sont mes parents et mes anciens colocs qui vont être contents. Je subis ce que je leur ai fait subir durant de longues années. Le jeune homme se ramasse maintenant un peu plus, mais ne changera jamais vraiment. Même si c'est généralement mieux, à chaque fois qu'il relâche la discipline, c'est comme si on me réservait un plat plein de poulet pané. Beurk.

Je me dis que je paie le prix pour ce que j'ai fait subir. Ce n'est que le juste retour des choses. Cependant, est-ce que je serai capable d'endurer cette situation lontemps?

Je lui souhaite de tout mon coeur, un jour, une sacrée cure de croquettes. Je doute qu'il rencontre son égal, mais on ne sait jamais. Même moi, je n'y aurais pas crû.
12.10.05 18:26


Quand la convergence converge!

Aaah! La première poursuite en voiture filmée par l'intrépide hélicoptère* de TVA*, présentée en direct à LCN*, à TVA* et disponible pour les clients internet de Vidéotron* a été la spectaculaire fuite en voiture de la petite dernière de la famille Péladeau s'étant présumément volé un paquet de cigarettes. Mais comment font-ils???

*propriétés de l'empire Pierre Karl Péladeau
13.10.05 20:35