Vertelime
Réflexions épisodiques sur mes folles aventures!
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Déjà vu.
Nous n'avions pas de plan. Un petit souper, ensuite on verra. Rien de pire que ces fameuses soirées qui s'annoncent relax, car ce sont les plus traîtres d'entre toutes!
Chronologie des événements: Un petit rouge d'Espagne. L'entrée. Une petite bouteille chilienne. Le plat de résistance. Un petit rhum and coke. Une invitation à se joindre à d'autres amis qui sortent dans un bar. Un petit drink au rhum dominicain (Brugal = 75% d'alcool, la bonne idée!). Une courte virée en taxi. Un bar. Un autre petit rhum and coke. Puis un autre petit. Puis, deux petits shots de Brugal, introduit illégalement grâce à un flasque. Ensuite, un petit shooter de rhum pour finir en beauté... En bref, je fus à même de constater qu'une somme de petites choses menaient souvent à de grandes chose et ici, plus précisement, je fais référence au LENDEMAIN DE VEILLE DU SIÈCLE. Ni plus ni moins. Ce fameux lendemain, j'avais deux rendez-vous. Malade au levée, j'étais translucide et je n'avais qu'une envie: me coucher en boule dans un coin et m'y laisser mourir. Après avoir à peine survécu au premier rendez-vous, je me lance vers le métro à la vitesse d'une petite vieille marchant un jour de verglas. Je boirais un 18 litres d'eau. Mieux: deux. Arrêt à mon dépanneur préféré où mon commis de dépanneur préféré travaille. Aujourd'hui, je ne ferai pas bonne impression, c'est certain. Je prends de ma main pâle et tremblante l'ultime antidote: une bouteille de Gatorade vert lime. Je me dirige vers la caisse et ça me prend au moins 20 interminables secondes pour trouver mon porte-monaie sous l'oeil du commis que je regarde à peine tellement je suis occupée à tout simplement tenir debout. Bref, je finis par trouver, payer et sortir. Le sympathique commis me lance un beau "Bonne journée!" plein d'espoir. "Ben c'est ça, fous-toi de ma gueule" que je me dis en moi-même. Dès lors, après avoir bu mon déjeuner sous forme de liquide vert, ça allait un peu mieux. Mes pieds traînaient encore sur le sol, mais j'entrevoyais avec enthousiasme le retour imminent de mon goût de vivre. S'en suivit un dîner stratégique (lire ici: une poutine) et, même si la souffrance était toujours présente, je pus constater que mon état s'améliorait d'heure en heure. Retour au métro, vers 5hrs. J'ai encore le goût de boire un 18 litres d'eau. J'arrête encore au dépanneur et me prends une autre bouteille du même nectar précieux. Ça me prend le même temps pour trouver mon porte-monaie sous le regard amusé du même commis. Je finis par trouver et payer. Je lance un petit: -"Déjà vu, non?" -"Oui, mais avec beaucoup plus de couleurs" m'a-t-il sympathiquement répondu. -"Ah! C'est gentil"... Il me souhaitait maintenant "Bonne soirée". J'y croyais un peu plus, cette fois-là. La boucle était bouclée et je savourais mon deuxième Gatorade du jour - et de l'année - en me disant une fois de plus: Plus JAMAIS comme hier... |
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6.1.07 22:48 |
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Ceci n'est pas le même chat. Je le jure.
![]() Me revoilà, par un concours de circonstances, avec un chat dans mon appartement. Une chose me trouble: Quand je vois Sassa, j'ai parfois l'impression que c'est Colin. Oui, oui! Ce chat psychopathe que mes amis avaient tendrement surnommé "Pinochet le chat" mais que j'aimais tout de même beaucoup. Bref, je me sens bizarre. C'est comme si je sortais avec le frère jumeau d'un ancien fiancé décédé tragiquement dans un accident de moto. |
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7.1.07 00:53 |
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Mon côté fille
Je ne suis pas une vraie fille, je l’ai toujours dit. Enfin, ce statut a tout récemment changé et je m’explique: Dans le passé, mon côté féminin n’a jamais été source de fierté pour la fille que j’étais. À la question quel métier veux-tu faire plus tard? posée dans le cadre d’un vidéo quelconque au Cégep, je me souviens d'avoir répondu sans y penser: réalisateur. C’était à l’époque où Dominique et moi on s’aimait pas trop et je pense que j’avais eu droit à un petit commentaire sarcarstique du genre réalisatrice, peut-être? Encore aujourd'hui, je trouve que ce terme féminin ne sonne pas bien. Ça fait tellement moins sérieux que son pendant masculin. Enfin, là n’est pas la question…
Je ne suis pas féministe. Je n’ai jamais senti sur moi une discrimination dûe à mon sexe. Les revendications, je les respecte, mais ce n’est pas pour moi. Quand c’est la journée de la femme - qui est censée être la journée de revendication par excellence - je me mets en jupe et je me maquille. Je me déguise en femme comme j’aime si bien le dire. Cependant, je dois aujourd’hui me rendre à l’évidence: je suis devenue avec le temps une vraie fille. Une preuve irréfutable de mon nouveau titre pas très prestigieux de vraie fille est la saga de mes boucles d’oreilles noires. Pour faire une histoire courte, je me suis achetée cet été des boucles d’oreille qui allaient rapidement s’avérer mes préférées à vie. Je les ai ensuite perdues dans un bar de la métropole. J’ai pu en retrouver une paire, quelques mois plus tard. Je n’y pensais plus mais la vie m’offrait une deuxième chance que j’ai saisie aussitôt! Ensuite, comme une vraie conne, j’en ai reperdu une pas moins de 24 heures après l’achat. Oui, seulement UNE pour que l’autre puisse me rappeler à tous les jours que jamais plus je n’aurais la chance de porter ces boucles cool. Je suis retournée deux fois à l’endroit où j’ai perdu la dernière, même si c’était à l’autre bout de la ville. J’ai appelé le bar. J’ai fait 4 succursales du même magasin à Montréal. Je ressentais bien entendu le ridicule de chercher comme une âme en peine un vulgaire accessoire à 8.99$ mais c'était plus fort que moi. Pendant le temps des fêtes, j’ai même fait faire à ma famille un arrêt spécial dans une succursale de Québec. Je savais que mes boucles n’y seraient pas, mais je devais aller vérifier. Elles n’y étaient effectivement pas. C’était fini. C’est à ce moment que j’ai lâché prise. Puis, une soirée où je n’avais pas envie de sortir, j’embarque dans une petite virée improvisée au centre d’achat avec ma famille. Quand j’ai vu la fameuse banière du magasin, j’ai compris tout de suite. Appelons ça l’instinct féminin vu mon nouveau statut de vraie fille. Enfin, j’étais réunie à nouveaux avec mes boucles d’oreilles préférées à vie! J’en ai acheté 2 paires et nous filons depuis le parfait bonheur ensemble. Pathétique, non? Voilà! C’est donc avoué, je suis une vraie fille: J’aime les chats, je me maquille, je trouve jamais rien dans ma sacoche, je me pose beaucoup trop de questions, j’ai 4 paires de bottes et, tenez-vous bien, j’écoute ER presque juste pour le docteur Kovac. |
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22.1.07 03:17 |
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