Vertelime
Réflexions épisodiques sur mes folles aventures!
Petite-Patrie
Ce n'est pas la plus près, mais j'adore cette crèmerie de quartier. C'est d'ailleurs fascinant d'y être en simple observateur. Je mange mon sorbet en regardant les couples, les enfants et les chiens qui s'impatientent en regardant leurs maîtres qui tardent à choisir derrière la vitre. Chacun semble avoir quelqu'un. C'est beau. C'est le bonheur. Ça donne envie. J'élabore des théories. D'abord, je comprends qu'on remarque beaucoup les beaux chiens parce que la plupart sont carrément moches. On les aime jusqu'au bout, oui, mais rares sont les vraies belles bêtes. C'est triste que ce ne soit pas la même chose avec les êtres humains. Souvent, les animaux très laids ont un charme particulier. On les aime quand même. Avez-vous déjà entendu quelqu'un parler de son conjoint en disant qu'il est tellement laid qu'il a son charme? La vie de chien a ses avantages.
L'air est toujours tiède lorsque je reprends le chemin de la maison. Comme pour me faire croire que j'ai le temps, je continue sur la piste cyclable une rue plus au nord pour passer derrière la ruelle Boyer. Je roule rapidement et les odeurs des repas en préparation se succèdent. C'est à l'heure furtive où le ciel semble prendre une teinte verdâtre que je rentre chez moi. Encore beaucoup de boulot, mais cette heure de liberté a été franchement salutaire. Est-ce que j'ai déjà dit que j'adorais Montréal?
25.5.07 02:51
